“Restaurer la mobilité des tissus cicatriciels”
Les cicatrices font partie du processus normal de réparation après une chirurgie, un traumatisme ou une brûlure. Leur évolution peut toutefois s’accompagner d’adhérences, de tensions ou de douleurs, susceptibles de limiter la mobilité locale et d’altérer le confort au quotidien.
La kinésithérapie spécialisée intervient à différentes étapes de la cicatrisation, qu’il s’agisse de cicatrices récentes ou plus anciennes, avec pour objectif d’améliorer la qualité des tissus et de restaurer une fonction plus harmonieuse. Dans certaines situations, notamment en présence de cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes, caractérisées par un relief et une densité augmentés, un travail spécifique permet d’en améliorer l’aspect et la souplesse.
Cette approche concerne également les suites de brûlures, y compris chez les patients grands brûlés, où les phénomènes de rétraction et de rigidité tissulaire peuvent être particulièrement marqués.
Des techniques manuelles peuvent être associées à de l’endermologie médicale, technique mécanisée, indolore, permettant un travail précis et reproductible par LPG.
Cette approche est adaptée à de nombreuses situations après tout type de chirurgie, notamment après une abdominoplastie ou une césarienne, après une thyroïdectomie, une mastectomie, ou encore après des chirurgies orthopédiques, comme une prothèse de genou. Elle s’applique également aux cicatrices plus localisées, comme celles du canal carpien, ainsi qu’aux cicatrices du visage, comme après une blépharoplastie ou une fente labio-palatine, ou encore dans certaines situations traumatiques comme une morsure de chien. L’utilisation d’embouts de petite taille permet d’adapter finement le traitement aux zones les plus délicates.
L’application de kinésiotapes autour de la cicatrice peut être proposée afin de moduler les tensions cutanées et de prolonger les effets entre les séances.
FAQ
L’endermologie ®peut -elle aider sur des cicatrices anciennes ?
Oui, l’endermologie peut améliorer l’aspect des cicatrices, qu’elles soient récentes ou anciennes.
Cette technique agit en profondeur sur les tissus cicatriciels grâce à une stimulation mécanique qui favorise la microcirculation et participe à une meilleure qualité tissulaire. Elle contribue à assouplir les zones cicatricielles, à limiter les phénomènes de fibrose et à améliorer la mobilité des tissus, y compris pour des cicatrices installées ou présentant un relief.Elle stimule également la production de collagène et d’élastine, éléments essentiels à la souplesse et à l’élasticité de la peau, tout en participant à la diminution des sensations d’inconfort ou de tension.
Par son action progressive et adaptée, elle permet d’améliorer à la fois le confort fonctionnel et l’aspect de la cicatrice.
Certaines précautions simples permettent d’optimiser l’évolution de la cicatrice.
L’exposition au soleil est à éviter dans les premiers mois, idéalement pendant 6 à 12 mois. En cas d’exposition, une protection solaire élevée est recommandée, à garder à portée de main afin de pouvoir en appliquer régulièrement, ainsi qu’un vêtement couvrant pour limiter les risques de pigmentation.
Une hydratation régulière aide à maintenir la souplesse cutanée. En cas de tiraillement, de démangeaisons ou d’inconfort, des soins adaptés ou des brumisations d’eau thermale peuvent apporter un apaisement local.
Il est également conseillé d’éviter les frottements répétés ou les contraintes excessives sur la zone, en particulier en début de cicatrisation.
Comment reconnaître une évolution normale de sa cicatrice ?
L’évolution d’une cicatrice se fait progressivement sur plusieurs mois. Il est habituel qu’elle présente au début une coloration rosée, une légère sensibilité ou une sensation de tension. Ces manifestations s’atténuent avec le temps, à mesure que les tissus se réorganisent.
Certains signes peuvent toutefois nécessiter une attention particulière, comme une augmentation du volume, un aspect en relief, des démangeaisons marquées ou une gêne persistante. Ces éléments peuvent traduire une évolution moins favorable de la cicatrice.
Dans ce contexte, une évaluation spécifique permet d’orienter les soins et d’ajuster les techniques afin d’optimiser la qualité tissulaire et limiter l’installation de ces phénomènes.
Laure Lemoine
Kinésithérapeute spécialisée en pelvi-périnéologie
Centre Fisiomove- 1er étage
14B Op der Haart – 9999 Wämperhaart
Wäiswampech
Luxembourg